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pire, condition sine quâ non : 3 ° Nous apprenons parcet acte que tout ce que nos comtes ont acquis depuisle moment de la résignation de Rollin forcée ou vo-lontaire en 1388, leur appartient en propre, sans su-jétion , ni relevance aucune de la maison de Châlons ;en telle sorte qu’alors déjà nos comtes étaient indé-pendans de toute directe à l’égard de divers fiefs etdomaines d’arrondissement acquis par eux tant aulevant qu’au couchant du comté, comme ils se voientdans la spécification articulée au susdit acte.
Le comte Louis mourut sans postérité mâle, et parlui s’éteignit la maison de Neuchâtel , première racede nos comtes. Il laissa deux filles Isabelle et Varenneou Frena.
Isabelle mariée à Rodolphe de Neuchâtel, derniercomte de Nidau , succéda à son père Louis au comtéde Neuchâtel , et reconnut en plus d’une occasion larelevance de la maison de Châlons , entr'autres auxannées 1 3 y 5 et i 3 y 6 . On en voit les actes au châteaude Trye. Isabelle ne laissa point d’enfans.
Conrad comte de Fribourg en Brisgau, fils de Va-renne de Neuchâtel et neveu de la comtesse Isabelle,lui succéda au comté de Neuchâtel , et par le droit dusang et comme héritier institué.
Jean IV de Châlons , prince d’Orange, manifestad’abord le dessein de s’emparer du comté, prétendantque par l’extinction de la maison de Neuchâtel , ce fiefétait réuni à la directe -, mais après qu’on lui eût faitvoir que la nature du fief et les termes de l’acte dei 3 ii appelaient les femelles au défaut des mâles, ilse désista et reçut l’hommage de Conrad en 1597.