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et généralement tout ce qui compétait chaque fief, en-semble les changemens y survenus par augmentationou diminution ; 4° une ordonnance sévère pour qu’àl’avenir il ne fût plus rien distrait ni aliéné, et queles reconnaissances et reprises fussent faites, les dé-nombremens et carnets baillés, la prestation de foi ethommage solennisée, le tout en un temps prescrit et enune forme réglée, sous peine de commise. A l’égard del’hommage et serment deféauté, la princesse voulaitpour plus ample solennité, que tous les vassaux fus-sent convoqués pour y porter présence, et que pareilleassemblée qu’elle nommait cour des fiefs , fût dans lasuite le tribunal seul juge des contestations féodalesen causes réelles ou personnelles, voire en matièrede délits de la part des vassaux, afin de bailler auxnobles la distinction d’être jugés par leurs pairs : ar-ticle certes, que je ne crains point de blâmer autantque je loue tout le reste de ce beau et merveilleuxprojet; car en s’écartant des formes établies pour fa-voriser et privilégier un seul ordre de citoyens (chosetoute contraire à la doctrine de l’égalité si convenableen un gouvernement mixte), la régente n’aurait manquéde mécontenter grandement la multitude, ainsi queles tribunaux consacrés, et singulièrement le tiers-état.On aurait regardé le nouveau tribunal comme usur-pant sur les fonctions du juge supérieur et souverain, etdu juge ordinaire, civil ou criminel. Au demeurant, onpeut voir en la troisième partie du traité des fiefs, ques-tion première, le pour et le contre d’une cour féodale ,s’entend au regard des matières de fiefs tant seulement.Au lieu de ce nouveau tribunal non admissible, Marie