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Tome premier.
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en après telles prouesses, si ordonnèrent la bandière deNeufchastel ensemble ceulx de Sibetal, Vanguen et Lan-deron le jour après les brandons pour assaillir le chasteldeValmarcus, dedans lequel estoient maints Bourguignonsvoir aucuns chevaliers du conseil estroit du duc. Pareille-ment le sire comte Bodolf ( demouré cois en la ville de Bou-dry avec bonne bande des siens à celle fin de bailler ayde etreconfort riere l’Areuse aux ligues, si mal fortune leur estaitadvenue en la besongne de Grandson) meît hors aussy lescompaignons de Boudry ensemble les Rheutelins à mesmefin de courre surValmarcus. Grandement ébahis et empes-chés furent les dicts beaux chevaliers dedans le chastel, làoù ne souloyent faire aultre que joyeux banquets ; et au-raient tost été prins comme rats, si de fortune le fabvrepour cent florins ne les avait meit hors en la nuict par laportette en bas la combe, puis par travers bois et raméesconduict devers Pontarly : pendant icelle eschaippée avoientles dicts chevaliers par feintize laissé courre par dedans lechastel les chevaulx, qui firent beaux jeux tout le temps,si que nos gens cuidoient à toutte heure ouir la bande sortirpour faire vaillantes sallies. Finalement au petit piquant dujour ceulx du Landeron les touts premiers avecque moril-lons, escales et autres engins saultèrent par travers tours etcrenaux dedans le susdit chastel, criant Grandson Grand-son, mort, tue, sortes paillards : lànulnerespond , pour cequelànulya, hors meis la vielle gysante du castellan ensem-ble un sien serviteur chenulx et vingt et deux chevaulx etpallefroix en bel accoustrement. Tant et si grande fâcherietesmoingnèrent les assaillants ( ne treuvant là que vielx reliquaz en place de Bourguignons eschaippés), que ceulx deLanderon pour se bailler aise et contentement firent tostbrandons du dict chastel, et là ne laissèrent que cendressur pierres. Délassement et repos prins quatre jours durant

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