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vin à menu en la dite ville de Neuchâtel , de quelque étatqu’ils soient, seront tenus de payer le dit l’omgelt et mau-vais deniers, sauf et réservé la maison du seigneur et nonautres, priant et semblablement suppliant vouloir observer,maintenir et entretenir la dite franchise, comme par nossupérieurs a été promis à eux nos dits bourgeois, et vou-loir induire les dits seigneurs du chapitre et autres devoirpayer dorénavant le dit l’omgelt, quand ils vendront levin à menu. Item et semblablement se sont complaints lesdits nos bien-aimés Philippe de Diesse et dame Urselined’aucuns gagemens à eux faits par nos dits bourgeois deNeuchâtel à cause d’une communance et jets qu’ils avaientfaits pour l’utilité de leur dite ville, là où ils les avaientcompris, sans que par ci-devant jamais ne leur fût faitle semblable, attendu qu’ils sont nobles et nos féotiers,francs aussi de tous jets, tailles, ventes et autres servitudes,priant et suppliant à eux vouloir faire rendre leurs gageset mettre état envers les dits bourgeois que ci-après plus ilsne les molestent ni imposent telles servitudes et les vouloirmaintenir et entretenir en leurs libertés et franchises,comme ont fait les comtes et comtesses du dit Neuchâtel par ci-devant et non vouloir souffrir telles nouvelletés. Surquoi nos bien-aimés bourgeois ont répondu que vrai estqu’ils les avaient gagés, assavoir le dit de Diesse et dameUrseline et autres nobles, à cause et pour aucuns jets queplusieurs fois ils avaient fait pour l’utilité et réparation deleur ville, et aussi pour soudoyer aux frais des guerres dutemps passé et pour la réparation des fontaines, non pascomme nobles mais comme bien-tenans de plusieurs maixbourgeoiseaux ressortissant et venant des maix des ditsbourgeois, et que quant à leurs états et fiefs nobles, ils nevoulaient mettre empêchement, mais comme dessus qu’ilspourraient imposer les maix bourgeoiseaux qu’ils tenaient,