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» qu'on était en volonté de les faire entrer en des pays oîi» les autres corps et régimens suisses ne pouvaient, leurs•» alliances sauves, aller faire guerre, les détachant ainsi du» corps helvétique , avec lequel cet état a été uni et a porté)> bien et mal de temps immémorial, et même compris sous» le nom d’alliés dans leurs traités, à ces causes on leur» défendait de porter leurs enseignes en Allemagne , et ce» sous peine aux contrevenans de perte de bourgeoisie,» voire de confiscation de corps et biens selon l’exigence» du cas. )) Ce mandement fut remis au régiment qui étaitalors à Toul , le 20 mai i644- Cependant les capitaines dece régiment ne laissant pas d’apprendre que leur colonel,pour faire sa cour au maréchal de Turenne, avait offert demarcher en Alsace , crurent convenable de lui déclarer paravance la résolution qu’ils avaient prise de se retirer etd’em-mencr leurs compagnies, plutôt que de contrevenir à ladéfense qui venait de leur être adressée. La réponse embar-rassée du colonel confirmant leurs soupçons, ils se lièrentpar un engagement solennel, dans l’unique but de se mettreà couvert de tout blâme à l’égard de leur patrie. Ce pacteexprimé avec la plus noble candeur, mérite d’être transcrit :<( Nous soussignés déclarons en toute rondeur qu’en la créa-)> tion et rassemblement de ce présent régiment, nous avons» cru servir tout ainsi que les autres Suisses au service de» S. M. T. C.; et cependant nous sommes informés, même» par un ministre d’état, que M. Guy, notre colonel, a» promis de mener ce régiment partout, et qu’ensuite de» cette promesse, il prétend nous contraindre à marcheri) en Allemagne , ce que nous ne pouvons, à cause de l’al-» liance suisse avec la famille d’Autriche , et vu les dé-» fenses expresses de nos supérieurs naturels, à peine de» disgrâce. Et pour que par tel méfait notre bonne patrie» ne soit pas en souffrance, nous nous unissons en bonne