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au dit vigneron pour les avoir en mon propre; mais ce nefut pour long-temps, feu notre tant bon prince Henri II ayant souhaité l’année suivante, alors de son séjouren ce pays, de porter ces curiosités en France .
En parlant de médailles, je ne dois omettre que lechancelier Ilory en avait plusieurs aux effigies de Tra-jan, des deux Antonins, de Septime et d’AlexandreSévère , toutes trouvées ès vignes de Vieux-Châtel.Dans une de ses remarques, il témoignait être bien fâchéde la perte de plusieurs médailles que les vigneronsau temps passé avaient portées à l’orfèvre.
Une chose tout à fait remarquable est la colonne mil-liaire déterrée en un verger de Fahy en i5gy, au rap-port du chancelier Hory. Le dit milliaire était briséet fort endommagé : « Toutefois, dit-il, pouvait-ona fort bien recognoistre le sujet par le restant des ca-)) ractères rangés comme suit :
.A . . S . TR ... F ... .
. . . DRIAN . . . VG . . PP . . .
.R ... T; .... CO ... IV .
A .... AF ... M . PX ... I
Notre savant chancelier lisait et restituait commesuit :
(Imperatori) CæsariTrajani Filio, Hadriano AugustoPatri Patriæ (Pontifici maximo) Tribunitia potestate...Consuli quartum a via Flavia millia PassuumX... I :laquelle explication restitue en entier les mots Impe-ratori et Pontifici maximo, qui font le vide de la pre-mière et troisième ligne.
Au regard de ce monument, notre habile chancelierpensait que la grande voie militaire d’Avenche à Vin-