— 64 —
lui succéda en la seigneurie de ce pays. Il est égale-ment prouvé que les deux cadets, quoique d’église,eurent part, toutefois non considérable, àl’héritage deleur père Ulrich. Mais relevaient-ils pour le dit hé-ritage de leur frère aîné Rodolphe, chef de la maisonou chezaul de Neuchâtel ? tenaient-ils de lui à foi ethommage les terres qu’ils avaient eues en partage defamille? le droit de retour était-il un attribut de labranche aînée ? Questions curieuses et importantes dontj’ai déjà examiné le pour et le contre tout-à-l’heureen l’avant-propos.
Le chanoine Baillods n’indique ni l’année de la mortd’Ulrich I er , ni la femme de ce comte. Et au regardde la vie et administration de ce premier sire connu,il dit seulement que le vieux missel faisait honorablemention des soins et peines qu’Ulrich se donna pourréparer les désastres de la ville de Neuchâtel , assiégéedeux fois en moins de huit' mois, alors des guerrespour la succession du royaume de Bourgogne, aprèsla mort de Rodolphe III dit le Fainéant y sur quoi onpeut consulter les historiens et chroniqueurs dénom-més en la première partie de cette notice, singulière-ment Othon de Frisingen.
Il ne faut s’étonner de si petite lumière sur la per-sonne et le règne d’Ulrich I er , vu qu’il avait sa de-meure, non à Neuchâtel , mais en son grand et fort châ-teau de Fenis. Sûr est-il qu’il ne fit grands dons auxgens d’église, sansquoi il aurait été grandement louange.Disons aussi qu’en toute l’IIelvétie, le n e siècle estle plus pauvre en documens.