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Tome second.
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d’enceinte avec bon fossé, le comte de Neuchâtel ymit un castellan pour y maintenir bon ordre, s’étantréservé de nommer au dit office.

Rodolphe eut grand soin de s’entretenir en liaisonsétroites avec les ducs recteurs, Conrard et Berthold,père et fils, et se ménagea si dextrement, qu’il putl’ester neutre en la guerre entre le duc recteur et Re-naud de Bourgogne, au bon gré d’ambes parties. Enquoi, certes, il se montra plus habile et sage qu’en fa-vorisant par ses largesses la fondation de l’abbaye deFontaine-André, ordre de St.-Benoît, au Val-de-Ruz,croyant avancer par là le bien et profit de la valléequ’il venait de rendre vivante. C’était la maladie quiaffligeait les esprits d’alors. Les dits moines ne man-quèrent pas de se faire donner dans la suite de quoivenir se camper en lieu plus propice, auprès desvignes. Sans doute qu’il donna pareillement des mar-ques de sa dévotion aux chanoines de la collégiale deNeuchâtel , puisque leur cartulaire louangeait tant ceprince.

(i 164) Le comte Rodolphe II laissa deux fils de safemme Adélaïde, dont on ne nous dit pas l’extraction.L’aîné, Ulrich succéda en la comté ; Berthold, le cadet,eut pour son partage Valmarcus, Gorgier, Bevaix ,Colombier, Rochefort et Cormondrèche en fiefs-liges.Ce Berthold, dévoué aux moines, prépara par ses lar-gesses les fondations de l’abbaye de Bevaix et duprieuré de Corcelles , qui eurent lieu dans la suite.

Certains écrivains, tels que Stumpf, Hafner, Kurs-titius et autres, en parlant de ce partage, assurent queUlrich, avec la qualité de comte de Neuchâtel , eut