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Tome second.
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sanne, à mettre au néant les dits deux couvens. De leursdépouilles, dit-il, firent bon profit les chanoines deNotre-Dame ; leur nombre, de six alors, fut porté àdouze, y compris un prévôt à leur tète, et formèrentdepuis ce temps un chapitre proprement dit, en tellesorte qu’ayant reçu de l’évêque de Lausanne une cons-titution corroborée par le métropolitain archevêquede Besançon, le chapitre de l’église collégiale de Notre-Dame de Neuchâtel acquit de la considération et forceaspirans au-dehors, vu qu’il était bien prébende. J’aifait quelques recherches sur icelui, que l’historienpourra consulter (1208).

A l’occasion de la forme donnée à ce chapitre en1208, et qui s’est maintenue jusqu’à la réformation,il est à propos d’observer que les moines de Fontaine-André, grandement adroits à se procurer des biens tem-porels, n’étaient pas moins habiles à s’instruire là oùil y avait à gagner des honneurs avec le bien. Car,alors de la constitution susdite, Régnault de Sochat,abbé de Fontaine-André, se remua tant et si bien qu’ilobtint de l’évêque de Lausanne , pour lui et ses suc-cesseurs abbés, le pouvoir de fonctionner au dit cha-pitre en qualité de suff'ragant de l’évêque, partant d’as-sister aux assemblées à la dextre du prévôt, et, à lamort d’icelui, de présider à l’élection d’un nouveau pré-vôt, et de le mitrer en signe de confirmation. C’estchose surprenante et qui fait voir l’étrange crédit desgens d’église sur les esprits faibles d’alors, que cesmoines de Fontaine-André, bien qu’ils ne fussent enêtre que depuis quelques 60 ans, possédassent déjà,outre ce qu’ils tenaient au Val-de-Ruz, les meilleures