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terres à la Favarge, Champréveyre, Coudre, Haute-rive, Yavre, Champion et autres lieux, ainsi que lacollation de l’église de Cressier et de plusieurs cha-pelles; tant ils avaient su captiver, comme par magie,les comtes de Neuchâtel, ceux de Nidau , les seigneursde Valangin , et se concilier la singulière protectiondes évêques de Lausanne .
( 1211 * ) Par le cartulaire de Lausanne , il sembleque le comte Ulrich III vivait encore en 1211, tempsauquel Berthold, son troisième fils, monta sur le siègede Lausanne . Toutefois nos compilateurs indiquent l’an-née 120g pour celle de sa mort.
Ce prince laissa trois fils et une fille d’Ermangardede Neubourg, sa première femme, proche parente duduc Berthold IV, alors recteur : l’aîné Raoul ou Ro-dolphe fut comte de Neuchâtel ; le second, Ulrichd’Arherg, lequel dans la suite fut comte de Neuchâtel ,reçut en partage le bailliage de Bienne et quelques terreset censives, qu’il laissa dans l’indivision avec son frèreaîné; le troisième Berthold, élu évêque de Lausanne en 1211, lequel étant d’église, reçut 600 livres lausan-noises. Agnès , première née des enfans, devait retirerune dot de 5 oo livres lausannoises, si elle se mariait,sinon être bien entretenue au chàtel.
Le cartulaire et autres manuscrits de notre collé-giale n’indiquaient aucun enfant sorti de Ber the, secondefemme, que le comte Ulrich III avait épousée en Orient,lorsqu’il se croisa la première fois en 1175. Mais elleétait fort louangée pour sa grande piété, vu qu’elle semontra toute inclinée à donner aux gens d’église.