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(i 200. *) Lejeune comteBerthold ayant atteint l’âgede 2 5 ans, le régent son oncle se propose de lui re-mettre l’administration du comté, toutefois en conser-vant la qualité de co-seigneur, vu qu’il n’y avait en-core aucun partage fait entr’eux. Pour cet effet, le ré-gent convoque les vassaux, ensemble le prévôt avecquatre chanoines, et le ministral en charge avec quatrenotables du conseil de la ville. Il leur déclare qu’ayantsatisfait de tout son cœur et pouvoir aux intentions etvolontés dernières de feu le comte Rodolphe, son sei-gneur et frère, il est tenu par devoir de remettre lesoin des affaires au comte Berthold son neveu, à Cetteheure qu’il est en âge d’en prendre cure. Ensuite dela dite déclaration, et en accomplissement de la chartrede i2i 4 , le comte Berthold est conduit à l’église collé-giale, où il jure sur les saintes reliques aux bourgeoistous assemblés, de conserver et maintenir leurs fran-chises. Après quoi seulement, il reçoit d’eux le ser-ment de fidélité.
Remarques. i° Lasusdite assemblée, ainsi composée,indique manifestement, ce me semblé, le germe, voirela belle image des trois ordres, et peut être envisagéecomme la première convocation des états de la comté,d’où sortirent dans la suite ce qu’on nomma grandsjours, grands plaids, audiences - générales , trois-états etc. 2° Première forme donnée aux sermens réci-proques; partant on voit ici un double spectacle bienréjouissant pour des cœurs épris des charmes de laliberté. Institution positive amenée en évidence au re-gard de la forme des sermens réciproques. Introduc-
(*) Baillods et Hpry.