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sa disposition ultime, le comte Ulrich IV ordonne queles bourgeois de Neuchâtel soient maintenus en per-pétuelle jouissance du droit de pâturage au Chclblicc(le grand marais) sans être plus outre contredits niempêchés par les habitans d’alentour.
Remarques. On prend plaisir à considérer les mé-morables qualités du comte Ulrich IV, et c’est devoirde les célébrer. Pour les bien voir et juger, il faut setransporter en ces temps d’ignorance et de ténèbres aumilieu desquels il manifesta l’étendue de son esprit etses grands talens pour régenter. Il ne lui manqua certesque d’être roi ou empereur; il ne serait parlé que delui dans l’histoire ; mais il ne fut qu’un simple comtede Neuchâtel , partant il n’en fut oncques fait mention.Son habileté se montra non seulement en sa qualitéde conducteur d’un peuple, mais aussi par ses deuxmariages par lesquels il restaura, voire accrut l’éten-due première des domaines du chezaul; car, bienque le comté de Strasberg restât dehors, cette brèchefut bien compensée par l’acquisition du pays d’Arberg et de la baronnie du Vaux-Travers. Voilà pour sonesprit. Au regard de son mérite moral, objet moinséclatant pour les visières vulgaires, mais non moins,voire plus estimable encore, il me semble qu’on ne peutobserver sans être ému d’admiration, la bonté, désin-téressement et générosité de ce brave et digne oncle tu-teur qui ne cesse d’oublier ses propres avantages pourne considérer que les avantages de son neveu et pupille,ne voulant pas même jouir de son apanage, quand bienil était père de tant d’enfans, voire échangeant de sespropres terres contre le Vaux-Travers, à celle fin d’ar-