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rondir et d’accroître la comté de son neveu. Probableest-il qu’il attendait pour faire partage que son dit ne-veu eût consommé le mariage auquel il l’avait lui-même invité et conduit, mais si misérablement empê-ché, ainsi qu’on l’a vu. Du moins est-il certain que ledit partage ne se fit, plusieurs années après, qu’à la sol-licitation du neveu et à son parfait contentement. Parainsi le comte Ulrich IV est, à mon avis, grandementdigne de mémoire, et mériterait d’être présenté pourmodèle tant aux princes en général qu’aux tuteurs enparticulier. Toutefois cette tant bonne tête, capable debien mieux voir et agir qu’on ne le faisait de son temps,et qui semblait, par sa conduite envers son neveu, avoirsenti les grands inconvéniens des partages, divisa denouveau en trois parts les beaux domaines qu’il avaitrassemblés avec tant de sagesse et de bonheur. Si dumoins il avait réservé la clause du retour à la brancheaînée, le mal n’aurait été si grand. Mais Ulrich dis-posa peu de temps avant sa mort ; et fort vieux alors,peut-être fît-il par faiblesse et caducité ce qu’il n’eûtfait en la vigueur de l’âge-. Tant il est vrai que l’hommesage ne doit attendre ses vieux jours pour régler etconclure des affaires importantes.
Il est à propos de remarquer ici que les articles tirésdu manuscrit ou cartulaire de Bâle , lesquels m’ont étéfournis par le bourgmaître Wettstein, indiquent Her-mann comme fils du comte Ulrich, et placent en l’an-née 1237 prétendue reconnaissance de vassalité parHermann envers l’évêque de Bâle ; en quoi je vois deuxerreurs manifestes. i° Cet Hermann était, non le fils,mais le petit fils d’Ulrich IV, étant l’aîné des fils de