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Tome second.
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fit rebâtircomme juste, et comme ses dits fils entrepre-naient de bâtir et se loger sur les ruines du monas-tère des bénédictins (chassés en 1206), (c’était en partiele lieu où est le château d’aujourd’hui), il demanda auxbourgeois une aide à cette occasion. Ceux-ci répon-dirent qu’ils ne devaient point d’aide pour tel cas, maistoutefois qu’ils la paieraient de bon cœur, etmêmementbâtiraient à leurs frais une belle demeure pour les sei-gneurs ses fils, si de son côté le comte rebâtissait à sesdépens la ville, si misérablement brûlée par une guerrequi était son fait et non le leur : laquelle réponse,toute sensée, bien qu’un peu rustique, mit fin à la de-mande dé payer une aide.

(1254*). Berthold prend parti pour Luthold, évêquede Bâle , contré Rodolphe de Habsbourg. Certes, le ju-dicieux chanoine Baillods a grandement raison de crierici à la miséricorde, à la vue de cette tant mauvaiseet maladroite politique du comte Berthold II, lequelaurait dû bien plutôt se joindre au comte de Habsbourg ,et chercher tous moyens d’affaiblir ce voisin dangereuxet turbulent, qui lui avait déjà fait tant de mal. Ori-gine du ressentiment que Rodolphe de Habsbourg con-serva contre les comtes de Neuchâtel ) et qu’il mani-festa bien rudement, étant empereur, à notre jeune comteRollin, l’an 1288, comme on le verra ci-après.

(i 25 g **). Ligue formée entre un grand nombre decomtes et hauts barons de la Suisse , pour assaillir lecomte Pierre de Savoye , surnommé le petit Charle-magne , dont l’ambition et l’agrandissement par con-quêtes mettaient les voisins en souci. Le comte Berthold,(*) MS. du Chapitre. (**) Baillods.

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