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laine-André une part à la dixme de Coffrane, laissantla quotité au bon vouloir de son dit fils.
Remarques. En comparant là pauvre conduite deBerthold II et de ses trois frères avec la sage et tanthabile administration de leur illustre père, Ulrich IV,on est tout ébahi qu’un si bel exemple, long - tempssous leurs yeux, n’ait pu les retenir d’aller comme étour-neaux à travers champs. Qu’aurait dit et pensé ce bonpère, vrai homme d’état, si on lui avait prophétiséqu’en moins de douze ans après sa mort, le second deses fils, seigneur de Valangin , voudrait se soustraireà la relevance du comte de Neuchâtel , pour se fairevassal de l’évêque de Bâle ; que le bailliage héréditairede Bienne serait en chemin de passer pour jamais èsmains du même prélat; que la comté d’Arberg , celle deCerlier, ainsi que la seigneurie de Gorgier , d’un seulcoup inattendu, deviendraient fiefs relevant de Savoie ;partant, que les grands et beaux domaines qu’il avaitsu si bien rassembler, voire extendre et accroître, se-raient bientôt les uns apauvris, détériorés, les autresperdus, ou tout près de l’être, par la folle conduite deses enfans? Qu’aurait-il pensé de la grande libéralitéde son fils aîné au regard des gens d’église, singuliè-rement de la fondation d’une abbaye de moines blancsau Vaux-Travers, lui qui dans l’acte des franchises,avait tant sagement stipulé que les bourgeois pourraientdisposer de leurs biens à leur gré, fors en faveur desmoines blancs? Lesquelles remarques, tirées presquemot pour mot du manuscrit de l’ancien chanoine Jac-ques Baillods, prouvent son droit sens et judicieux es-prit ; car, bien qu’il eût embrassé la réformation, on