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Tome second.
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(1261 *). Dans le même but, et afin de garantir uneautre entrée de la comté, aussi au levant, le comte Ro-dolphe fait construire le château de Thielle, à l’endroitdu pontonage, et le donne en garde et custode à soufrère Henri, baron du lieu.

En obéissance aux volontés dernières de son pèreBerthold, le comte Rodolphe remet à l’abbé de Fon-taine-André le tiers de la dixme de Coffrane. Le moines’avise de trouver la part non assez, grosse, et murmure,disant que pour sûr, l’intention du défunt seigneuravait été que la moitié de la dixme lui fût baillée. Ro-dolphe répond au moine blanc qu’il ne doit oublier lacoutume de Neuchâtel , et que si incontinent il ne setient pour bien et dûment partagé, il n’aura brin dela dite dixme . L’abbé se soumet promptement sans ré-pliquer.

La ville de Strasbourg engage divers comtes de laSuisse à la secourir contre les entreprises de son évêque.

Le comte Rodolphe se détermine à envoyer sa ban-dière, sous le commandement de Henri de Neuchâtel,baron de Thielle, son frère, dans l’espoir de regagnerl’amitié du comte de Habsbourg , qui témoignait ungrand désir d’être aidé en cette entreprise, offrant deconduire le secours. L’évêque de Strasbourg est battuet mis à la raison. Dans cette expédition se distingueReynaud, seigneur de Cormondrèche , fils de Henri deNeuchâtel Colombier; en contemplation de quoi lecomte Rodolphe lui remet quelques fonds et cens, aux-quels on donna le nom de petit fief de Cormondrèche .(1262 **).

(*) MS. de la Collégiale. (**) Baillods.