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Tome second.
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bourgeoisbienaidés par les seigneursvassaux el hommesroyes accourus de toutes parts, font bonne défense etdonnent le temps à Philippe comte de Savoie, parentde notre Rodolphe IV , et à l’évêque Henri d’avancerau secours. Le comte de Habsbourg apprenant ceschoses, décampe en la nuit du 11 au 12 avril, boutantle feu à tout ce qui est autour de ville et du chastel,ainsi qu’ès lieux de son passage en s’en allant, telsque laFavarge, Coudre, Hauterive, St -Biaise du hautet Cornaux . De là il va faire dégât sur les terres ducomte d’Arberg .

La ville délivrée, tous s’éjouissent par banquets etbrandons de liesse. Le feu prend en icelle (s’entend Neu-bourg), et elle fut presque entièrement réduite en cen-dres. En cette occasion, grande libéralité du comte Ro-dolphe IY envers les bourgeois qu’il aide par tousmoyens à rebâtir leur ville, leur fournissant les maté-riaux et force ouvriers d’entre ses hommes taillablesdu Y'aux-Travers. Plusieurs vassaux envoient aussides leurs.

(1270*). L’évêque de Lausanne fait battre de mau-vaises monnoies, et ordonne qu’elles soient reçues entout son diocèse. Rodolphe IY soutenu par les bour-geois les fait défendre. Le prélat en grande colère l’ex-communie et jette un interdit sur la ville. Rodolpheconvoque une assemblée composée du prévôt et quel-ques chanoines, des seigneurs vassaux et des princi-paux conseillers de la ville, Tous, voire aussi ceux duchapitre, louent la résistance du comte qui prend larésolution de tenir ferme; et, bien qu’excommunié,

(*) Baillods.