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l’interdit lancé par l’évêque, fermeté certes toute re-marquable alors, ainsi que je l’ai déjà observé. Il enadvint que le prélat, voyant l’inutilité de son tonnerre,dont le syre de Neuchâtel , ensemble les ministrals etbourgeois, se moquaient d’un merveilleux accord, futobligé de caler, et par l’accommodement il fut réglé :i° que la nouvelle monnaie lausannoise aurait coursdans la comté, moyennant qu’elle comportât la réellevaleur de son estimation : 2° qu’elle n’apporterait nulpréjudice à l’argent viennois, lequel continuerait àservir, comme d’ancienneté. Toutefois il importe deremarquer qu’insensiblement, et malgré la sagessedu réglement, cette nouvelle monnaie lausannoise pritcours. On s’accoutuma petit à petit à compter argentlausannois en ce pays, comme en tout le diocèse, quandbien la valeur des espèces nouvelles ne fut pas amen-dée. Les accensemens octroyés dès lors furent souventréglés sur le pied d’argent lausannois , la livre de 20gros, monnaie que les évêques eurent soin de mul-tiplier successivement, quand ils virent qu’elle pre-nait racine. Delà la distinction entre la livre lausan-noise de 20 gros et la livre viennoise ou faible de 12gros. Qui croira que c’est en Franche-Comté , en cettearmoire de Dole dont j’ai fait mention ci-devant, quej’ai trouvé l’acte original par lequel fut terminé ledébat ci-dessus, et le cours accordé à la nouvelle mon-naie lausannoise ? Nos Sjbilia domina Novi Castri,s’intitulait la régente en cet acte; plus bas on lisait :Ulrichus: autem nobiscum dominas Novi Castri haiestatuto suum debet prœbere consensum. Cet Ulrichétait le comte d’Arberg, seigneur de Valangin , grand