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oncle clés enfans de Sybille et co-régent par volontédernière du comte Rodolphe IY. C’est là le vrai sensà donner à ces mots nobiscum dominus, souvent usa-gés en ces temps-là, langage qui a souvent trompéles historiens et surtout nos compilateurs. En cet acteon trouvait ces mots : Statuimus una cum burgensïbusnostris de Novo Castro, unanimiter concordavimusquod in prœdictâ terra nostrâ prœdictam monetamlausanensem de cceterâ soient universi etc.
Bien qu’intitulés domini dans l’acte, toutefois niSybille ni Ulrich d’Arberg n’apposèrent point leurssceaux en cet instrument; on y voit celui du comteAmédée, encore sous tutelle, mais seigneur nécessairepar la nature de la seigneurie : Datum anno 1272mense Augusti. On voit ici, ce me semble, des objetsde droit public dignes d’attention. i° Dans cet acte,ainsi que dans les octrois des franchises de Neuchâtel an-née 1214, et de Neureuxannée 1260, nos comtes, sei-gneurs du premier rang, voire hors de page, commebien d’autres, agissaient, statuaient, traitaient en sou-verains, sans faire nulle mention ni réserve d’aucunsupérieur, éminence dont il fallut bien rabattre sousle règne suivant, comme on le verra, et qui heureu-sement est toutefois revenue à flot par après, mê-mement avec plénitude de souveraineté, comme il sevoit à ce jour. 2 0 L’ordre de la succession s’établissantde plus en plus par un usage qui s’est perpétué jus-ques à maintenant, appelant les mâles avant les femelleset les aînés avant les cadets, règle qui fait chez nousun heureux mélange des lois féodales de l’empire avecles us de Bourgogne. 5 ° Le syre de Neuchâtel ne meurt