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Tome second.
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le bailliage de Bienne , Par grande amitié pour sonfrère Jehan, prévôt du chapitre, le comte Amédée luiremet en jouissance toute la baronnie du Val-de-Tra-vers, par acte du jour après la fête St. Nicolas, àcharge d’hommage, et sous clause de retour après lamort du prévôt. Celui-ci augmente le temporel desbénédictins de St. Pierre du Moutiers. (ia 85 .)

Amédée meurt, laissant de Jordanne de Neufchâtel-Arberg, fille d’Ulrich II, comte d’Arberg, deux filsen bas âge et cinq filles majeures. Par son testamentle comte Amédée déclare son fils aîné Rodolphe comte,sous la tutelle du prévôt Jehan et du chanoine Richard,ses oncles, nommés régens : le cadet Amédée devraêtre noblement entretenu, et recevoir étant majeur desrentes suffisantes pour soutenir noblesse. L’aînée descinq filles, Guillaumette, mariée à Renaud, palatin,ou fils du palatin de Bourgogne , avait été dotée parson bisaïeul, Thierry, comte de Montbéliard , lequel,sans postérité mâle, la fit sa principale héritière. Lesquatre filles cadettes, sont dotées en argent, 600 livreslausannoises à chacune des deux qui sont dans lemonde, et 40 livres de rente à chacune des deux quisont religieuses. La disposition de dernière volonté ducomte Amédée fut certes toute judicieuse; il profitade la rude leçon qu’il venait de recevoir par la pertedu grand et beau bailliage héréditaire de Bienne , le-quel serait toujours resté au ehezaul sans le fatal par-tage de 1248.

Le chanoine Baillods, en parlant de Renaud deBourgogne, l’appelle tantôt palatin, tantôt fils du pa-latin; ce que j’ai négligé de rechercher dans les histo-