y rétablir l’autorité impériale y méconnue de toutesparts, méditant au même temps de tirer vengeance deceux-là qui s’étaientautrefois montrés ses ennemis, alorsqu’il n’était que comte de Habsbourg . Il arrive devantBerne avec une puissante armée au mois de Mai, donnedeux assauts, est vigoureusement repoussé et se retire.Il revient en Septembre mettre de nouveau le siège de-vantBerne, disant hautement qu’à cette fois il se fera jus-tice de ses anciens ennemis, entre lesquels il désigne spé-cialement les syres de Neuchâtel . A l’ouïe de ces choses,les régents résolvent de se rendre incontinent au campde l’empereur devant Berne , et cl’y mener le petit comteIlollin, leur pupille et neveu, espérant que sa grandejeunesse et singulière beauté adouciront la colère duredouté empereur : mais il n’y a moyen ; le pauvre en-fant est obligé de résigner sa comté entre les mains duterrible comte Rodolphe de Habsbourg, aujourd’huiempereur, lequel en fait don au comte de Châlons,Jehan II. Celui - ci la remet aussitôt au petit comteRollin, mais comme fiefrelevant désormaisde la maisonde Châlons. Partant le comte de Neuchâtel est déchude sa qualité de seigneur du premier rang, en cessantd’être vassal immédiat de l’empire, voire souverain defait., et n’est plus qu’au second rang, comme arrière-vassal. Voyez la première partie, page 3o et sui-vantes , la déduction spécifique de tout ce qui se passaet s’ensuivit en cette occurrence, laquelle déduction j’aipu tirer moi-même des titres originaux, conservés auchâteau de Trye en Normandie . Je ne dois obmettre dedire que la narration du chanoine Jacques Baillods esten tous points conforme aux dits titres.
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