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en grande hâte auprès des régens, déclare qu’il n’a crumal faire, et qu’étant homme d’armes et non hommede lois, il a suivi les conseils du prieur, pensant quetel guide ne voudrait l’égarer. Incontinent le prieurest mandé et âprement censuré; après quoi on dresseun nouvel acte daté du jour après la Nativité de la béate"Vierge, par lequel le seigneur comte rend et remet àAmédée du Vaux-Travers la terre à lui baillée ci-de-vant, ensemble le chastel par lui construit, le tout enfief, à charge de foi et hommage, toutefois sous la clausetrès-expresse d’abolir à tout jamais le pont-levis.
Remarques. Le fait que je viens de raconter est rap-porté par le chanoine Jacques Baillods, et bien cons-taté par l’acte original qui se trouve au trésor des ar-chives, on ne sait comme, vu que cent autres plusimportans et postérieurs n’y sont plus. Bref, cet instru-ment féodal et la manière en laquelle il y fut procédé,font honneur à l’administration des régens, l’un des-quels Jehan de Neuchâtel, prévôt du chapitre, auraitpu, en sa qualité de baron du Vaux-Travers qu’il était,par jouissance h vie à lui octroyée l’an 1285, agir encette affaire comme seigneur du lieu et à son profit.Toutefois il rapporta le tout à la directe du comte, sonneveu et pupille. On voit en cet acte un passage toutremarquable par lequel le prieur Girard est déclaréavoir usurpé sur le haut domaine, et par là s’être renducoupable envers le seigneur comte; partant « que le» dit prieur, non plus que ses successeurs, ne pourront« en aucun temps réclamer en ce fait le droit par le-» quel l’église se dit être perpétuellement au bénéfice» des mineurs. » Voilà, ce me semble, une affaire