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bien conduite et digne d’annotation pour s’être passéeen la première année du XIV e siècle, surtout si l’onfait attention que ces braves régens étaient tous deuxd’église eux-mêmes. Et ne suis surpris que le chan-celier Hory qui avait connaissance du dit instrument,en fasse une si notable mention en son recueil de sa-vantes remarques et annotations politiques sur ce pays,le remarque en passant que les Du Terreaux d’aujour-d’hui prétenden t descendre de cet Amédée du Yaux-Tra-vers; c’est donc par les femmes, vu qu’à la fin de ceXIV e siècle la race de cet Amédée s’éteignit, ses deuxpetits fils n’ayant laissé qu’une fille chacun; l’une des-quelles, fille de Guillaume du Vaux-Travers, castel-]an de la baronnie, fut mariée à Antoine cl’Andoing,chevalier gascon ; ainsi l’appelle le chanoine Baillods,ajoutant que le dit d’Andoing prit le nom du beau-père,à savoir du Yaux-Travers, dit Du Terreaux ou DuTerrax. Or il faudrait prouver que l’héritière du Ter-reaux mariée au siècle dernier avec François Mayor deRomainmotiers, était bien elle-même issue d’Antoined’Andoing et de la fille de Guillaume du Yaux-Travers,pour que les Mayor dits Du Terreaux d’aujourd’huipussent se dire bien réellement descendans d’Amédéedu Vaux-Travers; encore ne serait-ce que par greffesur greffe. Laquelle particulière remarque sur chosede si petite importance n’est ici couchée que pour mon-trer qu’en matière d’extraction, je ne donne créanceque sur titres, et qu’on ne doit s’étonner partant si,au regard de nos anciens comtes, je n’ai fait nul casde la tradition ni des rêveries de certains compilateursqui veulent à toute force les faire descendre des an<-