— 187 —
fection, ce me semble, toutes les vertus des anciensjugemens, sans en avoir les défauts. Il ne faut s’élonnersi par fois je rejoins certaines choses déjà dites, voireles poussant'à futur, à celle fin de tenir mieux toutela chaîne par le rapprochement des chaînons, vu qu’enl’âge où je suis, je ne puis compter sur le lendemain.
Reprenons l’historique.
(i 5o5 *). Les régens, à la sollicitation des bourgeois,pressent derechef et si fort le comte Rollin âgé de 24ans, de prendre l’administration des affaires, qu’il y con-sent. Par reconnaissance des grands et loyaux services deses dignes oncles et tuteurs, il leur assigne logement auehastel, avec noble entretien, leurviedurant. Tôtaprèsil cède et abandonne le dit ehastel au prévôt Jehan, sononcle, et va occuper l’ancien ehastel des comtes, ditla tour de César, aujourd’hui les prisons, en y joi-gnant la maison et appartenances que tenait le prévôt,à savoir dès la dite tour jusques et compris le donjon ;car alors la porte de la ville était non où on la voit àcette heure, mais sous la tour de César.
(**) Solennisation des sermens réciproques et confir-mation des franchises de la ville. Nouvel hommage rendupar Jehan de Neuchâlel-Arberg, seul seigneur de Valan-gin , Thieteric étant mort; en contemplation duquel lecomte Rollin lui octroie, en accroissement de fief, ledroit de tenir deux foires par an au bourg de Valangin .
Premier défrichement notable dans les montagnesde la seigneurie de Valangin , au lieu dit le verger duLocle , par concession toute sage et louable du seigneur,lequel bien habilement concède en toute propriété des
(*) Baillods. (**) Archives.