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leur côté les défenses de Landeron , ne tardent pas àrevenir seuls avec force engins pour prendre et détruirecette forteresse qui leur fait ombrage. Mais tandis quele jeune Louis se défend avec courage, le comte sonpère arrive à son secours à la tête de tous les siens, mé-ditant de livrer combat le lendemain aux Bernois, les-quels se retirent durant la nuit. Tôt après, une suspen-sion d’armes est moyennée par ceux de Soleure et deBienne .
(i 325 ). La chartreuse ou abbaye de la Lance venaitd’être tout nouvellement fondée en un vaste enclos con-cédé par le baron de Grandson, mais en celte partie du do-maine non encorebien réglée entre le comte de NeuchâteletleharondeGrandson. Le premier abbé, hommeadroitet infatigable à procurer les biens de la terre à ses char-treux , comme lui retirés du monde, avait déjà heurté à laporte du comte Rollin, mais sans succès. Loin de serebuter, il croit apercevoir une occasion propice et s’envient en bon courtisan féliciter le comte sur la fortunede ses armes et de celles de son fils, et lui fait entendreque le ciel ne manquera pas de bénir ses entreprises,s’il veut bien répandre ses bienfaits sur les chartreuxde la Lance, lesquels ne cesseront de prier pour sa pros-périté. Rollin, non moins adroit que l’abbé, répondque les moines de la comté connaissent assez la libé-ralité des syres de Neuchâtel envers l’église, et qu’aus-sitôt que par le réglement des limites, le district deCoucisa (Concise), appartiendra comme juste à la comté,la chartreuse recevra un bon traitement , invitant ledit abbé à l’aider en celle affaire pour le plus grand