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et toujours promise, mais sans nul effet. Il marchedroit à Montbéliard , et non loin d’y arriver, il apprendla mort de son beau-père Henri de Montfaücon, parEtienne son fils et successeur de Henri, lequel lui vientau-devant avec promesse d’acquitter sans retardementla dot de Jeanne. Le comte de Neuchâtel se confie enla parole de son beau-frère, revient et désarme.
J’observe ici que nous avons à cette date un lumi-naire de plus, dont le chanoine Baillods s’est grande-ment aidé; j’entends parler de la chronique particu-lière des chanoines du chapitre de Notre-Dame , dontj’ai fait mention dans la première partie.
(i545.) L’ancienne route romaine, laquelle autre-fois venait de la colonie d’Orbe aboutir au-dessus deBoudry pour passer la rivière à Pontareuse, et de làjoindre près de Rochefort l’autre route romaine con-duisant au pays des Séquanois (voyez ci-devant, aucommencement de cette seconde partie), cette an-cienne route, dis-je, n’étant plus tant suivie à causede la caducité du Pontareuse, Boudry devenait le pas-sage ordinaire, ce qui engagea le comte Louis à fairede Boudry un lieu fort; et afin non seulement d’y fixerles habitans mais d’y en attirer d’autres, il octroya à celieu des franchises pareilles à celles de Neuchâtel , aveccette clause que le bourgeois de Boudry ne pourraquitter son domicile sans l’expresse permission duseigneur comte, sous peine de confiscation de corpset de biens, et partant de rentrer à la condition demain-mortable, espérant par cette réserve fixer d’au-tant mieux un bon nombre d’hommes forts en cetteplace pour la défendre. Ce diplôme conservé à Boudry