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Tome second.
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est remarquable; il est du 12 septembre 1 5/ t 5. Parcette institution de bourgeoisie, Boudry devint la troi-sième ville municipale de cet état.

(i344). Par grande amitié et prochain parentage,Louis de Savoie , seigneur de Yaud, remet à notre comteLouis, son neveu et filleul, le fief de Gorgier , toutefoissous la relevance de Savoie . Sur quoi Pierre d’Estavayeren fait hommage dans la ville de Morat au comte deNeuchâtel, et celui-ci à Louis de Savoie . L’acte datédu 26 avril est fort curieux, et gît en nos archives,muni des sceaux de Louis de Savoie et de l’évêque deLausanne . Quelques semaines après, un fils étant néà Louis de Neuchâtel (le 2 g mai), celui-ci invite fortjudicieusement Louis de Savoie d’en être le parrain.La proposition en est agréablement acceptée, tellementqu’en contemplation de ce nouveau lien, le dit oncleet grand oncle, ainsi parrain du père et du fils, am-plifie sa donation et remise du fief de Gorgier par actedu mois de juin, veille de St. Jean Baptiste.

Remarques. Ce fut ainsi que la seigneurie de Gor-gier , perdue autrefois pour servir de rançon au comteBerthold II l’an X25g, rentra ès mains de nos comtespar fortune certes toute particulière. Ce beau fief, ilest vrai, restait encore sous la dominance de Louis deSavoie ; mais ce premier pas préparait gentillement legrand et dernier pas que fit i5o ans après, le comtePhilippe qui parvint à se faire seigneur suzerain dece fief; ce que je dis ici par anticipation, n’étant cer-tain de pousser cet écrit jusques-là.

Je dois ajouter qu’en mon traité sommaire des fiefsde l’état, je n’ai fait nulle mention de l’acte de remise