Band 
Tome second.
Seite
208
JPEG-Download
 

— 208 —

Edingen . Egon en informe son beau-père, et lui marque ,en même temps, qu’il est principalement redevablede ses succès à la valeureuse conduite du comte Jehan ’et des siens : grand sujet de joie pour le père, qui es-limait beaucoup les faits d’armes, et voire trop. '

Plusieurs châteaux institués originairement pour lasûreté des voyageurs, n’étaient plus que des cavernes |de voleurs ; maintes fois déjà, plainte en avait été faiteau comte Louis par les siens, volés ou rançonnés endivers lieux voisins, singulièrement auprès du châteaude Delémont, desquels brigandages le comte de Neu-châtel avait inutilement demandé justice à l’évêque deBâle. Rollin de’Vaumarcus ayant été détroussé avec sasuite par ceux qui tenaient le château de Delémont, ar-rive à Neuchâtel presque sans vêtemens. Le comte Louis |

voyant son vassal en si piteux état, perd patience, armeincontinent, s’achemine avec diligence et secret versDelémont , surprend nuitamment le château par esca- ;lade le 26 juillet, fait pendre le castellan, et bailler le jmorillon à tous ses gens, qui sont renvoyés sans vête-mens. Le château est brûlé et détruit, à quoi les habi-tons de la ville et de la campagne aident de grand cœur.Jehan de "Vienne, évêque de Bâle, turbulent et mon-dain, crie et menace; le comte de Neuchâtel répond jfroidement, qu’il avait bien voulu éviter à l’évêque lapeine de régenter son pays. Du même pas il tombe àl’improviste, brûle et démantèle un semblable repaired’autres brigands non loin de Bienne . Cela fait, il passedu côté de Nidau , à l’invitation de Rodolphe de Neu- jcliâtel, comte de Nidau , qui le festoie, et lui demande fen mariage sa fille Isabelle. Le comte de Neuchâtel ré-