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Tome second.
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de bon œil son mari rechercher lalliance des Bernoisquelques années avant sa mort, tant elle haïssait lesconfédérés , destructeurs de la haute noblesse en toutela Suisse . Ainsi Mahault ne prenant conseil que de sespassions, embrasse follement le parti de Léopold dAu-triche, chef de la ligue de la noblesse contre la con-fédération helvétique, malgré les tant bonnes exhor-tations de la comtesse Isabelle qui navait cessé de luiprêcher une meilleure politique. Mahault nen tientcompte, et prétend que son fils ne peut rester quàson dam bourgeois de Berne , vu que le comté dAr-berg, patrimoine de ses pères, nest tombé entre lesmains des Bernois que par cauteleuses pratiques. Etcomme son défunt mari navait avant trépas acquittéles 1200 guldçn à Berne pour sa reprise de bourgeoisie,Mahault écrit aux Bernois quelle renonce pour elleet son fils à la dite bourgeoisie, et partant nacquitterapoint la somme stipulée pour cela. Puis du même coupelle envoie sa bandière de Valangin aux ligueurs, sibien que ses gens furent étrillés en la mémorable jour-née de Sempach , Léopold dAutriche perdit lavie, ensemble une fourmilière de haute et petite no-blesse, tous dépêchés par les confédérés . Toutefois lesBernois, usant de singulière et toute remarquable mo-dération , dissimulent et font dire à Mahault que poul-ie bien de son fils et de ses descendans, ils lui conseillentdêtre bonne et fidèle bourgeoise, et partant de fairepayer sans nul renvoi les deniers convenus avec le feuseigneur de Valangin , son mari. Mahault ayant refuséavec hauteur et paroles de reproche au regard du comtédArberg, voici tôt après une nuée de Bernois qui vient