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Nicotl ou Ni coud, frère cadet d’Ottenin qui précède,eut postérité mâle, laquelle provigna tant et tant, etdont partie tomba si bas, qu’on voyait en i58j unClaude-Vauthier de Neucliâtel-Cormondrêche, simplejusticier de la Côte. Finalement cette noble lignée sedissipa comme une vapeur, à l’égal de celle de Val-marcus, l’une et l’autre après avoir tout fricassé.
Si j’ai anticipé sur le temps, et déduit jusqu’au boutla destinée des diverses branches cadettes de la maisonde Neuchâtel , ou première race de nos syres connus,certes, c’est pour mettre fin à une besogne peu plai-sante, car il n’est plus triste métier que celui de gé-néalogiste, bien que plusieurs s’en mêlent, les unspour galonner leur race, les autres pour dégalonnercelle d’autrui.
Je dois avertir que malgré ma soigneuse attention,je puis toutefois avoir commis erreur au regard de cer-tains noms et dates, entouré comme je le suis, de titreset documens par fois non bien intelligibles, et vu sur-tout que ma tête se fait toute vieille.
Venons maintenant aux bâtards de la maison deNeuchâtel , lesquels ne datent que du règne de Louis,le plus gaillard de nos syres ; car il laissa quatre enfansnaturels, Jean, Vauthier, Marguerite mariée à Pierreou Perrin Du-mont, castellan de Boudry, et en se-condes noces à Pétreman de Valmarcus; Jehanne, ma-riée à Philippe seigneur de Joux.
Jelian fut abbé de Saint-Jean et seigneur des Ver-rières ; ce bâtard étant d’église ne fit souche ; partantun de moins.
Vauthier, deuxième bâtard du comte Louis, fut