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sur Neuchâtel, depuis que le canton de Berne était de-venu l’allié perpétuel des comtes de Neuchâtel . Ce chan-gement facilite les vues, certes toutes sages de Con-rard, lequel dans l’espoir de mettre fin aux desseinsbrouillons du comte de Châlons , lui demande sa filleMarie en mariage pour son fils Jean de Fribourg . Lesaccordailles se font le i3 juillet, et le mariage n’estconsommé que le 2 5 octobre. Par le contrat, Conrarddonne à son fils le comté de Neuchâtel pour en jouirlibrement, sans nulle réserve d’hommage. Jean deChâlons présent se tait, et partant est censé ne plusexercer son droit dominant sur Neuchâtel . Cette finessede Conrard n’aboutit à grand’chose. (Voyez en la pre-mière partie de cette notice, page 4 1 et suivantes.)La comtesse Marie apporte en dot la comté de Cerlier et la seigneurie de Salins en Bourgogne . La bourgeoi-sie de Neuchâtel manifeste adroitement grande joiede ce mariage, et obtient aussitôt le droit de tirer dusel à bas prix de Salins , et ce à perpétuité, avantageanéanti dans la suite, lorsque Maximilien d’Autriche,ayant épousé l’héritière de Bourgogne , mit la mainsur tout ce que les comtes de Neuchâtel possédaient enBourgogne .
En cette même année, le 22 octobre, Jean IV deChâlons fait son testament, très-remarquable en cequ’il substitue, en cas d’extinction de la descendancedes mâles de sa maison, la postérité d’Alix, sa filleaînée, et à son défaut celle de Marie, comtesse de Neu-châtel , dans le droit de succéder aux biens de la maisonde Châlons , mais à charge d’en porter le nom et lesarmoiries.