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tout bœuf ou vache qui se vend à la boucherie, quatre de-niers et la langue ; pour le porc, deux deniers 5 pour lelard, un denier ; pour le bélier ou la brebis, un denier -,pour le bouc ou la chèvre, une obole, e. Tout cordonnierqui tiendra banc au marché, nous donnera quatre pairesde souliers chaque année, aux époques qui suivent : àNoël une paire-, à Pâques une paire; à la St. Jean une paire,et à la St. Gall une paire, ni des moindres, ni des meil-leures. f. Tout tavernier, pour chaque muid de vin qu’ilvendra en taverne, nous paiera un denier, et en outre pourchaque tonneau, quelle qu’en soit la contenance depuis unmuid en sus, un quarteron. Et c’est lorsque les taverniersvendent le vin, qu’on doit exiger d’eux les deniers et lesquarterons : et lorsqu’on ne les aura pas exigés durant lavente, après la vente ils n’en sont plus tenus, g. Nousavons aussi dans la ville, au marché, l’éminage et le pesagequ’on appelle quintal, tant sur les bourgeois que sur lesétrangers, h. Nous avons de plus le ban, par lequel nouspouvons vendre vingt-quatre muids de notre vin, dansquelque temps qu’il nous plaise prendre le ban hors desfoires ; et nous vendrons notre vin, pourvu qu’il soit légi-time , à plus haut prix que les autres vins ne se sont vendus,depuis le temps des vendanges jusqu’à celui où nous pren-drons le ban ; ou bien, s’il nous plaît, nous vendrons leban. i. La communauté de nos bourgeois de Neuchâtel nousdoit aussi sept livres, chaque année, payables le jour de lacène. k. Si quelqu’un de nos bourgeois meurt sans hoirs,ou sans parens, ses biens, tant meubles qu’immeubles, se-ront nôtres. Que s’il avait des hoirs ou des parens, maisqu’ils soient absens, ils seront attendus pendant an et jour ;et si durant l’an et jour, ils ne réclamaient pas leur liéri-tage, la succession sera nôtre, à moins qu’ils n’eussent étéempêchés par cause légitime. I. Nous percevrons aussi dans