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actuelles; tout le continent jurassique environnant aurait dû aussisubir un affaissement général pour que la chaîne ait pn atteindre lerelief relatif que nous lui voyons, et il ne resterait alors en place quequelques lambeaux demeurés par hasard horizontaux sur les som-mités du Jura .
Les motifs qui ont déterminé Thurmann à adopter le mode decoloriage de sa carie et de ses coupes nous semblent plutôt d’ingé-nieux paradoxes que des raisons solides, car le but essentiel de cesreprésentations graphiques de la nature est beaucoup moins de faireconnaître les formes extérieures d’un pays que la composition deson sol. Que celle-ci soit ou non en rapport avec le relief, peu im-porte, ou plutôt le coloriage doit être subordonné à cette composi-tion, considérée géologiquement et non pélrographiquement; aussil’auteur s'esl-il trop préoccupé, suivant nous, d’une relation qui,pour être vraie quelquefois, ne l’est pas toujours. Ainsi dans le Por-rentruy, l’Oxford-clay, par ses caractères de marne argileuse grisbleuâtre, occasionne des dépressions particulières ( combes ) ; maisailleurs s’il devient un calcaire blanc, solide, plus ou moins ana-logue au coral-rag, il produira, comme ce dernier, des arêtesabruptes ( crêts ), et les caractères orographiques assignés aux sou-lèvements du second ordre seront tout à fait différents de ceuxqu’ils affectent ici. D’un autre côté, le lias et les marnes irisées sontreprésentés par la même teinte, et cela parce que, en les distinguant,on n’aurait pas, continue Thurmann, saisi la combe keupérienne. Maisune carte ne peut être à la fois orographique et géologique souspeine d'être fausse, tantôt sous un point de vue, tantôt sous l’autre,et c’est précisément le cas de la partie du travail dont nous parlons.
Dans une publication plus récente, le même géologue (1) a com-pris le côté faible de ses considérations théoriques, car il a substitué ladénomination de chaîne à celle de soulèvement , et a caractérisé leschaînes de premier, second, troisième et quatrième ordre. Néan-moins les objections précédentes subsistent presque intégralement.Il ne fait d’ailleurs, ici, aucune allusion à ses premiers travaux, nemotive point non plus ce changement dans les termes, et laisse aulecteur le soin de coordonner le tout.
Nos remarques sur le coloriage s’appliquent encore à la cartequi accompagne \’Esquisse orographique de la chaîne du 'Jura .Les étages de Porlland, de Kimmeridge et du coral-rag sont