Buch 
6 (1856) Formation jurassique [1] / par A. d'Archiac ; publiée par la Société Géologique de France, sous les auspices de M. le Ministre de l'instruction publique
Entstehung
Seite
314
JPEG-Download
 

NORD DE LA FRANCE .

31a

ou brunâtre, durs, subcompactes, caverneux, divisés en bancsépais. Les fossiles y sont rares; des silex gris noirâtre, quelquefoisjaspoïdes, en rognons irréguliers, plus ou moins gros, sont disposésen lits ou en cordons inégaux, discontinus, espacés de 2 à 3 mè-tres (1). On a vu ( antè , p. 22A) que sur le plateau ces assises étaientrecouvertes par les calcaires blancs marneux du second groupe,mais quelles reparaissaient encore à Aligné des deux côtés delAuzance. Au pied des escarpements de la rive gauche du Clain, àla sortie de la ville, par la route de Paris , Al. Dufrénoy (2) signaleun calcaire terreux inférieur aux précédents, et qui représenteraitla couche fossilifère de Vouillé. A la carrière de Chardon-Champsouverte plus loin, on voit :

1. Calcaire en plaquettes.

2. Calcaire avec crino'ides..2,00

3. Calcaire caverneux (clmil ou banc male des oitvriêfs) . . 0,80

4. Calcaire blanc à grain fin, en bancs épais, donnant debelles pierres dappareil. Des dents de sauriens y ont ététrouvées (3).

Ces assises appartiennent à la partie supérieure du groupe.

La Société géologique, lors de sa réunion extraordinaire en18A3, a aussi observé derrière le Porteau, dont les escarpementsdominent la route, de nombreux puits en forme dentonnoirscreusés dans la grande oolithe qui, en cet endroit, est un cal-caire blanc jaunâtre, à grain fin, avec des rognons de silex. Cescavités sont remplies dun sable rouge, siliceux, exploité pour laconfection des mortiers, et appartenant au terrain tertiaire duplateau.

La tranchée profonde qui précède lentrée du tunnel du côté delO. a mis à découvert des excavations semblables, mais beaucoupplus considérables, et qui, à lépoque des travaux, avaient un cer-tain intérêt à cause de leurs dimensions et de lintégrité de tousleurs caractères. Lune delles avait environ 20 mètres de largesur autant de profondeur visible, et, par la largeur quelle con-servait au niveau du chemin de fer, on pouvait juger quellesétendait encore beaucoup plus bas. Cette partie inférieure était

(1) DArchiac, Mém. Soc. géol. de France , 2 e sér., vol. II, p. 39,pi. 2, fig. 6, 1846.

(2) Loc. cit., p. 230.

(3) Bull., 1 rc série, vol. XIV, p. 644, 1843.