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comparés avec ceux que nous lui avons trouvés dans l’ouest dubassin.
On a vu qu’à partir de la région où nous nous trouvons, lors-qu’on se dirigeait au N.-E., les trois premiers groupes de la forma-tion jurassique commençaient à se montrer plus développés qu’ausud et plus faciles aussi à étudier. Ils conservent, en effet, une grandenetteté d’aspect dans presque tout le reste de la zone qu’ils occupentdu Morvan jusqu’aux Ardennes , zone dans laquelle ils se distinguentd’autant plus aisément que, depuis la vallée de la Cure jusque dansla vallée supérieure de l’Oise , chacun d’eux se dessine plus oumoins à la surface du pays par un relief particulier, on par une lignebien déterminée d’accidents topographiques (1).
Lorsqu’on suit cependant à la fois les quatre groupes dans cettemême étendue, on remarque que le plus ancien, celui du lias, n’estpas continu comme les trois autres, qu’il se trouve interrompu parle plateau de la Bourgogne sous lequel il s’enfonce, et reste ainsimasqué sur un espace assez considérable pour reparaître au delà.La zone qu’il occupe à la surface est ainsi divisée en deux parties :l’une, comprise entre le Morvan et la Côte-d’Or , depuis la Curejusqu’à Pouilly-en-Auxois ; l’autre entre la Côte-d’Or et l’Ardenne ,de Bourbonne-les-Bains à Jlézières. Ceci n’est vrai d’ailleurs querelativement à la circonscription artificielle que nous avons dûtracer pour la facilité de la description, car si, d’une part, le lias estpresque constamment caché sous le plateau ooüthique de la Bour gogne , de l’autre ses affleurements sont continus autour du massifdu Morvan, longeant au sud les montagnes du Cbarolais jusqu’auxenvirons de Lyon , de la même manière qu’au nord il s’appuiesur tout le versant méridional des Vosges qu’il contourne pourjoindre le Jura .
Le lias constitue, au nord et à l’est du Morvan, des plaines trèsunies, presque horizontales ou très faiblement inclinées, à partir desmontagnes granitiques, vers le pied des coteaux couronnés par lesassises solides du groupe oolilhique inférieur (2). Ces coteauxforment une enceinte continue, et comme une sorte d’ouvrageavancé autour du massif ancien, depuis Avallon jusqu’aux environsde Couches, disposition signalée depuis longtemps par M. de Bon-