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NORD DE LA MANCE.
Etages
supérieurs.
l’étendue de la dénudation qui a fait reculer jusqu’à leur positionactuelle la base des coteaux que ces dépôts constituent encore denos jours. « La grandeur de ce déblai s’apprécie encore mieux en» appliquant le même genre d’observations aux témoins de l’ancienne» étendue de ces mêmes dépôts que ladénudation a ménagés. » Tel estle "tertre de Bard, situé au pied oriental du Morvan, entre Arnay-le-Duc, Luinais et Beuvray -l'Évêque. Le massif de Mont-Saint-Jean,les tertres de Natn-sous-Thil et de Thil-en-Auxois, appartenant augroupe oolilhique inférieur, reposent sur le lias des plaines envi-ronnantes.
Ces accidents orographiques se lient à la disposition des valléesdont les rivières descendent du Morvan, telles que celles de la Cure,du Cousin, du Serait), de l’Armançon et de la Brenne, vallées quise dirigent vers celle de l’Yonne dans laquelle toutes versent leurseaux au-dessus de Joigne, après avoir coupé plus ou moins complè-tement le système jurassique. La base des coteaux qui longent cesvallées est formée par une série de calcaires marneux foncés, demarnes argileuses, noirâtres ou brunes, plus ou moins schisteuses,constituant les deux étages supérieurs du lias que recouvre le cal-caire à Entroques avec toute la série oolithique, et que supportentles deux étages inférieurs.
Pour éviter la confusion, et autant que possible les répétitionsdans une énumération de faits aussi nombreux et aussi variés queceux qui vontsuivre, nousdiviseronsstratigraphiquement cette étudeen deux parties, la première comprenant les deux étages supérieursdu lias, la seconde les deux inférieurs, division qui correspondainsi à celle qu’ont adoptée les auteurs de la Carte géologique de laFrance . Cela posé, nous reprendrons l’examen plus détaillé du liastel qu’il se présente autour du Morvan, dans le département del’Yonne et dans la partie occidentale de celui de la Côte-d’Or , encommençant par les environs d’Avallon .
Les coteaux du lias de l’Auxois ont été décrits, avons-nous dit, parM. de Bonnard (1) qui y a établi des divisions très naturelles et biencaractérisées. Il a désigné, sous le nom de marnes brunes, toutes lesalternances calcaires et argileuses comprises entre le calcaire à Entro-ques et le calcaire à Gryphées arquées, c’est-à-dire nos deux étagessupérieurs. Malgré cette dénomination commune qu’il a aussi adop-