GROUPE OOLlTHiyUE SUPERIEUR.
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du N. au S. Ainsi l’élévation la plus considérable au-dessus duniveau de la mer est celle de la grande oolithe qui est de 47A' n ,97à la montagne de Norov-l'Archevêque, et la moindre est celle descalcaires de Porlland à Bray-les-Pesmes, qui est de 195.
Les divers étages ont été affectés par des failles dirigées du N.-E.au S.-O., qui ont interrompu la continuité des couches, changéleur niveau relatif, de telle sorte qu’on passe brusquement de l’uneà l’autre quand on marche perpendiculairement à leur direction.M. Thirria énumère 8 ou 9 des principaux accidents de cettenature. Les strates se relèvent parallèlement au versant sud de lachaîne méridionale des Vosges , entre Belfort et Plombières, et l’onpeut attribuer cette disposition au dernier épanchement des rochesignées de cette chaîne. D’un autre côté, les failles précédentes étantà peu près parallèles à la direction de la Côte-d’Or et du Jura , il estprobable qu’elles sont dues aux phénomènes qui ont soulevé cesdernières.
L’absence dans la Haute-Saône de voûtes saillantes complètes oubrisées, et interrompues suivant leur axe, voûtes que nous verronssi fréquentes aux environs de Besançon et de Porrentruy , faiL égale-ment présumer que les agents de dislocation y ont été beaucoupmoins énergiques. Les divers étages qui constituent la formationsont d’ailleurs parfaitement concordants et liés entre eux par despassages plus ou moins insensibles. Ils forment des plateaux para-boliques, des promontoires plus ou moins élevés, des croupes arron-dies, et des escarpements abruptes suivant les roches qui les com-posent. On y observe souvent de vastes dépressions circulaires,semblables à des cirques, dans lesquels s’engouffrent les eaux plu-viales, et d’où elles reviennent au jour après un cours souterrainplus ou moins étendu.
Le groupe oolithique supérieur du département de la Haute- Saône s’est déposé dans des dépressions allongées dont le grand axeest parallèle à la ligne de plus grande pente de la formation. Iloccupe quatre bandes : la première, située entre Cornot et Roche ; laseconde entre Grattery et Essertenne, se prolongeant dans la Côte- d’Or jusqu’à Vielverge ; la troisième règne sur les bords de l’Ognon entre Boult et Sernay, s’étendant dans le département du Doubs jusqu’à Bellefontaine, et la quatrième se développe dans le mêmebassin entre Chassev-lez-Montbozon et Cirey, se continuant dansle même département jusqu’à Cendrey et Montcey. Ce groupe,d’une épaisseur totale de 48 mètres, est caractérisé par la présence