<JUA^T. CE LA PL. M AUB. XVI. y J Icontinue nôtre ingénieux Rêveur ,voulant ensuite illustrer leur origine,ils se dirent venus d’Orient où il n’ya jamais eu de Mendians, défigurè-rent leur nom, & au lieu de se direles Freres de Notre-Dame des Carmesdu Mont, ils se firent appeller lesFrétés de Nôtre - Dame au Mont-Carmel.
Le sçavant Ecrivain dont je viensde rapporter ici le sentiment, inven-toit à plaisir; ne voyoit dans les Li-vres & dans les Titres que ce qu’ilvouloir y voir; & quand enfin il étoicpressé par les objections qu’on lui fai-íoit, il coupoit le nœud gordien aulieu de le dénouer. II suppose ici quedu tems que les Carmes demeuraientlà où font aujourd’hui les Celestins,ils n’avoient point d’autre nom quecelui de Freres Barrés , ce qui est abso-lument faux. Ce nom n’étoic qu’unespece de sobriquet que le Peuple leurdonnoit à cause de la bigarrure deleurs manteaux , mais leur nom véri-table étoit celui de Freres de Nôtre~Dame du Mont-Carmel , tel qu’on letrouve dans les actes de ce tems-là ,& nommément dans un de l’an i typ.par lequel ì’Abbé de saint Maur de$