do MEMOIRES DE KAPOLliON.
grande quantité de branches d’olivier le recou-vrait: l’armée ennemie était rangée en bataillesur la droite et sur la gauche, et un grouped’officiers d’état-major était sur la plate-forme;il prit le bataillon qui se trouvait là en posi-tion, se glissa dans le boyau; arrivé au pied del’épaulement, sans avoir été aperçu par l’en-nemi , il ordonna une décharge sur les troupesde la droite, une autre sur celles de la gauche ;c’était les Napolitains de ce côté et de l’autreles Anglais ; les Napolitains firent feu sans voird’ennemi, croyant que les Anglais avaient tirésur eux : au même moment, un officier, por-tant l’uniforme rouge, qui se promenait froide-ment sur la plate-forme, monta sur l’épaule-inent pour voir d’où venait cet accident ; uncoup de fusil parti du boyau, lui cassa le bras,il tomba au pied du talus, les soldats le tirè-rent à eux et le portèrent dans le boyau ; c’étaitle général en chef Ohara; il disparut ainsi aumilieu de son armée sans qu’elle s’en aperçût ;il remit son épée, fit connaître son grade aucommandant d’artillerie, qui le garantit detoute insulte. Au même moment, Dugommier,après avoir rallié ses troupes, avait débordé ladroite de l’ennemi et menaçait de couper sescommunications avec la ville, ce qui le décidaà la retraite; elle devint bientôt une fuite; il