CÜERRE D’iTALIE ( 1792 —'1795). fil
Brouis qu’occupait le général Macquart; il seconvainquit de toute la force des positions del’ennemi et de l’imprudence des attaques des8 et 12 juin , qui avaient été désastreusespour l’armée. Dans les montagnes, on trouvepartout un grand nombre dé positions ex-trêmement fortes par elles-mêmes, qu’il fautbien se garder d’attaquer. Le génie de cetteguerre consiste à occuper des camps, ou surles flancs ou sur les derrières de ceux de l’en-nemi, qui ne lui laissent que l’alternative oud’évacuer ses positions sans combattre pour enprendre d’autres en arrière , ou d’en sortir pourvous attaquer. Dans la guerre de montagnes,celui qui attaque a du désavantage; même dansla guerre offensive, l’art consiste à n’avoir quedes combats défensifs, et à obliger l’ennemi àattaquer. Les positions de l’ennemi étaient bienliées : la droite était solidement appuyée, maisla gauche l’était mal : de ce côté le pays étaitbeaucoup plus facile. Napoléon conçut alors unplan d’opération qui, sans engager l’armée dansdes affaires difficiles, devait la rendre maîtressede la chaîne supérieure des Alpes , et obligerl’ennemi à abandonner lui-même les camps siredoutables de IRaus et des Fourches ; il consis-tait à tourner la gauche de l’ennemi en passantla Boy a, la Nervia et la Taggia , à occuper le