encore à dix heures du soir; l’armée autri-chienne se replia sur Acqui, abandonnant sesmagasins et ses prisonniers ; elle perdit un mil-lier d’hommes.
Le général Dumerbion n’avait ni l’ordre nile projet d’entrer en Italie ; sa cavalerie étaitsur le Rhône par défaut de subsistances; enpoursuivant l’ennemi il eût fait une pointe, ileût attiré à lui toutes les forces autrichienneset sardes. Il se contenta donc de cette recon-naissance, se replia par Montenotte sur Savone et prit position sur les hauteurs de Vado, con-servant un poste dans la vallée de Savone . L’ar-tillerie arma les côtes de manière que cette radepût offrir une protection à une escadre fran-çaise; le génie construisit de fortes redoutes surles hauteurs de Yado, qui communiquaient parSaint-Jacques , Melogno, Settepani, Bardinetto,Saint-Bernardo, avec les camps placés sur leshauteurs du Tanaro . Ce prolongement de ladroite de l’armée affaiblissait sa position, maisil avait bien des avantages : j° il la rendaitmaîtresse de toute la rivière du Ponent, detoutes les côtes, et empêchait l’armee austro-sarde de pouvoir communiquer et agir de con-cert avec les flottes anglaises; a° il assurait lanavigation de Gênes avec Marseille, puisque,maîtresse de tous les ports de la côte, l’armée