ces forts avaient été démolis par le peuple dansla révolution. Sur la demande de ce représen-tant, il fit un projet pour construire une mu-raille crénelée fermant ces forts du côté de laville; ce plan fut envoyé à Paris et dénoncé àla convention comme projet liberticide pourrelever les forts contre les patriotes de Mar-seille ; la convention manda par un décret spé-cial le commandant d’artillerie de Marseille à labarre; ce commandant d’artillerie était le colo-nel Sugny; il s’y rendit; mais, dès le premierinterrogatoire, il prouva que ce n’était pas luiqui avait rédigé ce projet; l’ordre fut alorsadressé au général d’artillerie de l’armée de serendre à la barre. Dans ce temps de terreurune accusation équivalait à un jugement; Napo-léon eut beaucoup de peine à s’y soustraire età faire révoquer le décret. Il y parvint toute-fois, parce que, l’ennemi faisant des mouve-ments, les représentants du peuple écrivirentque sa présence était nécessaire à l’armée, etdécidèrent les députés des Bouches-du-Rhône àse désister de leur dénonciation.
§ iv.
Pendant les années 1792 et 1793, les flottesfrançaises avaient été maîtresses de la Méditer -