y 8 MÉMOIRES DE NAPOLÉON.
mais il n’avait aucune habitude du comman-dement en chef; d’ailleurs, il avait sous ses or-dres de mauvaises troupes et aucun état-major;il ne pouvait pas réussir. C’est le même quidepuis a été sénateur.
Au mois de mars 1793, l’Espagne ayant dé-claré la guerre à la France , les flottes combi-nées anglaise, espagnole, dominèrent dans laMéditerranée et croisèrent sur les côtes deGênes et de Provence. La trahison de Toulon avait anéanti la marine française de la Méditer-ranée. Cependant, à la reprise de cette ville, onretrouva dix-huit vaisseaux et partie des maga-sins. La flotte espagnole, mécontente des An-glais , rentra dans ses ports; le contre-amiralMartin, avec dix vaisseaux, sortit de Toulon etprit la mer en 1794; poursuivi par une es-cadre anglaise supérieure, il mouilla dans legolfe Juan , où le général d’artillerie établit degrosses batteries pour le protéger; il profita, peude temps après, d’un coup de vent pour ren-trer dans Toulon . Cette escadre fut successi-vement augmentée dans l’automne par les ar-mements qui sortirent de l’arsenal de Toulon.
Au commencement de 1795, l’amiral Hotham,avec quinze vaisseaux de guerre, dont quatreà trois ponts, deux napolitains, croisait entre laCorse et l’Italie . L’amiral Martin, avec une es-