GUERRE D’ITALIE- (1792- 1795 ). 91
trois colonnes principales qui se subdivisèrenten un grand nombre d’autres, et attaqua toutesles positions, de Bardinetto à Saint-Jacques ; lagauche attaqua la droite aux positions de Yado.Le 25 et le 26, on se battit partout avec achar-nement. L’armée française conserva ses posi-tions, hormis la redoute de Melogno, le col deSpinardo et la crête de Saint-Jacques ; par lapossession de la redoute de Melogno, l’ennemimenaçait le centre de l’armée. Cette positionn’est éloignée de Finale, sur le bord de la mer,que de deux lieues. Le 27, Kellermann fit atta-quer, sentant toute l’importance de la repren-dre, mais il échoua. Le 28, il battit en retraite,évacua Saint-Jacques , Vado, Finale, et prit uneposition provisoire. Enfin, le 7 juillet, aussitôtqu’il eut reçu les ordres du comité de salutpublic qui répondait à ses courriers des 24,25,26,27 et , il s’établit à la position deBor-ghetto.
Kellermann était brave soldat, extrêmementactif, avait beaucoup de bonnes qualités; mais ilétait tout-à-fait privé des moyens nécessaires pourla direction d’une armée en chef. Dans la con-duite de cette guerre, il ne fit que des fautes;le comité lui observa « que l’armée ne s’était« étendue en 1794 au-delà des hauteurs du Ta-« naro et n’avait prolongé sa droite par Bardi-