()8 -MEMOIRES DE N/VPOLÉON.
en bivouaquant son avant-garde sur les hauteursde Saint-Jacques ; le 22 à la pointe du jour, ilescarmoucha avec la droite de l’ennemi et tinten respect tonte l’armée piémontaise; Augereaudéboucha par Borghetto, attaqua la gauche, ets’empara de toutes les positions. L’ennemi pré-cipita sa retraite sur Finale, et la contiima surSavone en toute hâte, lorsqu’il se vit prévenupar Masséna sur le sommet de Saint-Jacques .Serrurier, qui par ses bonnes manœuvres avaitcontenu des troupes doubles des siennes sanséprouver d’échecs notables, fut renforcé de deuxbrigades dans la journée du 23 . Le 24, il attaquasérieusement à son tour et rejeta l’armée pié-montaise dans le camp retranché de Ceva. Lesarmées autrichienne et sarde firent des pertestrès considérables ; la plus grande partie de leurartillerie, des magasins, des bagages et 4 ,000prisonniers restent dans les mains du vainqueur.L’armée française se couvrit de gloire dans cettejournée. L’armée autrichienne abandonna toutela rivière de Gènes et alla prendre ses quartiersd’hiver au-delà de l’Apennin . lAme et l’autre ar-mée entrèrent dans leurs quartiers d’hiver.Lescommunications des Français furent libres. Lequartier-général retourna à Nice . Ainsi finitl’an-née 179^*