MÉMOIRES DE NAPOLÉON.
104
et dont Rome avait si souvent donné l’exempleau temps des comices. Elle proclama, le 23 sep-tembre , l’acceptation de la constitution et deslois additionnelles, par la majorité des assem-blées primaires de la république ; mais, dèsle lendemain, les sections de Paris , sans tenircompte de cette acceptation, nommèrent desdéputés pour former une assemblée centraled’électeurs qui se réunit à l’Odéon.
§ xn.
Les sections de Paris avaient mesuré leursforces ; elles méprisaient la faiblesse de la con-vention. Cette assemblée de l’Odéon était uncomité d’insurrection. La convention se ré-veilla ; elle annula l’assemblée de l’Odéon, ladéclara illégale, et ordonna a ses comités de ladissoudre par la force. Le 10 vendémiaire, laforce année se porta à l’Odéon, et ex.écuta cetordre. Quelques hommes rassemblés sur laplace de l’Odéon firent entendre des murmu-res, se permirent quelques injures, mais n’op-posèrent aucune résistance. Cependant le dé-cret qui fermait l’Odéon excita l’indignationdes sections: celle de Lepellelier , dont le chef-lieuétait au couvent des filles Saint-Thomas, étaitla plus animée. Un décret de la convention