Band 
Tome premier.
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TREIZE VENDÉMIAIRE.

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rent comme plus capable que personne de lestirer de ce pas dangereux, par la promptitudede son coup d’oeil, l’énergie et la modérationde son caractère. Mariette, qui était du partides modérés et un des membres les plus influentsdu comité des quarante, approuva ce choix.Napoléon, qui entendait tout du milieu de lafoule où il se trouvait, délibéra près d’unedemi-heure avec lui-même sur ce qu’il avait àfaire. Il se décida enfin et se rendit au comité,auquel il peignit vivement l’impossibilité depouvoir diriger une opération aussi importanteavec trois représentants qui, dans le fait, exer-çaient le pouvoir et gênaient toutes les opéra-tions du général ; il ajouta qu’il avait été témoinde l’événement de la rue Vivienne, que lescommissaires avaient été les plus coupables, ets’étaient pourtant montrés au sein de l’assem-blée des accusateurs triomphants. Frappé de cesraisons, mais dans l’impossibilité de destituerles commissaires sans une longue discussiondans l’assemblée, le comité, pour tout conci-lier , car il n’avait pas de temps à perdre, pritle parti de proposer, pour général en chef,Barras, en donnant le commandement en se-cond à Napoléon. Par là on se trouva débarrassédes trois commissaires sans qu’ils eussent à seplaindre. Aussitôt que Napoléon se vit chargé