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Tome premier.
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TREIZE VENDEMIAIRE. I 2i3

comité de salut public, il dirigea les opérationsde la guerre, il y fut utile, sans mériter leséloges qu’on lui a donnés. Il n’avait aucune ex-périence de la guerre; ses idées étaient faussessur toutes les parties de l’art militaire, mêmesur l’attaque et la défense des places et sur lesprincipes des fortifications qu’il avait étudiésdès son enfance. Il a imprimé sur ces matièresdes ouvrages qui ne peuvent être avoués quepar un homme qui n’a aucune pratique de laguerre; il montra du courage moral. Après ther-midor, lorsque la convention mit en arrestationtous les membres du comité de salut public,excepté lui, il voulut partager leur sort. Cetteconduite fut d’autant plus noble, que 1 opinionpublique était violemment prononcée contre lecomité, et qu’effectivement Collot-d’Herbois etBillaud-Varennes, avec qui il voulait s’associer,étaient des hommes affreux. Il fut nommé mem-bre du directoire après vendémiaire; mais, de-puis le 9 thermidor, il avait l’ame déchirée parles reproches de l’opinion publique qui attri-buait au comité tout le sang qui avait coulé surles échafauds; il sentit le besoin de plaire : il selaissa entraîner par les meneurs du parti de l’é-tranger; alors il fut porté aux nues, mais il nemérita pas les éloges des ennemis de la France ;il se trouva placé dans une fausse position et