(4t> MEMOIRES UE KAPOLliON.
téger les petites places qui défendraient ces cols.Du col d’Argentières, une armée française doitdéboucher dans les trois vallées de la Stura, dela Maira et de Blino; du col de la Croix, dansles vallées de Saint-Martin , dePragelato; du coldu Mont-Genèvre, dans les vallées de Pragelatoet de Suze ; du Mont-Cénis, dans la vallée deSuze ; du petit Saint-Bernard , dans la valléed’Aoste. Le roi de Sardaigne avait les forts deDémonté, Château-Dauphin, Exilles, Fenestrel-les, la Brunette et de Bard, qui fermaient en se-conde ligne tous ces débouchés, tout comme lesplaces de Coni, d’Ormea, de Ceva , fermaientles débouchés des Alpes maritimes . Les fron-tières des états sont ou des chaînes de mon-tagnes, ou de grands fleuves , ou d’arides etgrands déserts. La France est ainsi défendue parle Rhin; l’Italie par la chaîne des Alpes; l’É-gypte par les déserts de la Libye, de la Nubie etde l’Ai'abie. De tous ces obstacles, les désertssont sans doute les plus difficiles à franchir, lesmontagnes tiennent le second rang, les largesfleuves n’ont que le troisième.
Sur les frontières de la Suisse , quatre colsprincipaux servent de communication auxdeux états : ceux du Saint-Bernard, élevé dedouze cent quarante toises, du Saint-Gothard ,élevé de mille soixante toises, et du Splu*