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MJÊMOlKES DE NAPOLEOM.
de Yoltri par Sassello, arriva le i5 avril à troisheures du matin à Dego . La position n’étaitplus occupée que par quelques bataillons fran-çais : ces grenadiers enlevèrent facilement levillage, et l’alarme fut grande au quartier-gé-néral français , où l’on avait peine à comprendrecomment les ennemis pouvaient être à Dego,lorsque les avant-postes, placés sur la routed’Acqui, n’étaient pas inquiétés. Napoléon ymarcha; après deux heures d’un combat trèschaud , Dego fut repris, et la division ennemiefut presque entièrement prisonnière ou tuée.L’adjudant-général Lanusse, depuis général dedivision , mort sur le champ de bataille d’A-lexandrie en Égypte (en i8ox ), décida de lavictoire, un moment incertaine, à la tête de deuxbataillons de troupes légères; il gravissait lagauche du mamelon de Dego; des bataillons degrenadiers hongrois accoururent pour les em-pêcher de monter; les deux colonnes avancèrentet rétrogradèrent trois fois ; mais, à la troisième,Lanusse, mettant son chapeau au bout de sonépée, s’avança audacieusement, et décida de lavictoire. Cette action , qui se passa sous les yeuxdu général en chef, lui valut le grade de géné-ral de brigade : les généraux Causse et Bannel furent tués, ils venaient des Pyrénées-Orienta-les ; les officiers qui avaient servi dans cette ar-